Les 10 ans de l'ALCT

            Voici les premières photos de la réception offerte par M. le Maire de Paris, à l'occasion
des 10 ans de l'ALCT, le 20 juin. N'hésitez pas à nous envoyer vos photos et commentaires,
nous les ajouterons à ceux-ci.


de gauche à droite : Faiza Kefi, ambassadeur de Tunisie
en France, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, Philippe Séguin,
ancien Président de l'Assemblée Nationale, Michel Hayoun,

                                                Président de l'ALCT, Lina Hayoun, déléguée générale de l'ALCT.


 Faiza Kefi, Ambassadeur de Tunisie, Bertrand Delanoë, Maire de Paris
Philippe Séguin, ancien Président de l'Assemblée Nationale,
écoutant le discours,(ci-dessous) de Michel Hayoun, Président de l'ALCT:

Ce soir, nous avons dix ans

        En 1992, avec une poignée d'amis, nous lançons l'idée de fonder en France l'association des anciens du lycée Carnot (elle existait déjà à Tunis) avec l'ambition d'en faire un lieu d'échange et de retrouvailles avec nos camarades  et avec la Tunisie.
10 ans plus tard, il faut le dire haut et fort,  c'est un succès.

Quelle association peut se targuer aujourd'hui à Paris de réunir en son sein des personnes aussi différentes ? :
- les familles étaient italiennes, françaises, tunisiennes, maltaises, grecques, russes, chrétiennes, juives, musulmanes.
- les parents étaient artisans, médecins, agriculteurs, fonctionnaires, employés, diplomates, commerçants…
- les élèves ont traversé toutes les grandes périodes de notre 20ème siècle, le protectorat, la seconde guerre mondiale, l'indépendance.

Et, ce soir, nous sommes là tous ensemble. Qu'est qui nous relie? Qu'est ce qui fait tenir cette quadrature du cercle ? qu'est ce donc qui explique cette alchimie ? :
Nos années lycées
- par l'excellence de l'enseignement basé sur les valeurs universelles - du fond du cœur, merci à tous nos professeurs -
- par l' " esprit Carnot ", cette ouverture, cette compréhension plus aiguisées, des êtres et des situations qu’ont souvent tous les anciens passés par ce lycée du soleil, structurés par cette belle langue française mais nourris par d'autres "terroirs", d'autres saveurs, d'autres odeurs.
- par ce sens indéfectible de la camaraderie : les amitiés forgées dans ce lycée sont de celles que la vie ne dément pas.
L'ALCT puise donc sa force dans cette mémoire, je dis bien mémoire et non pas nostalgie ; mais aujourd'hui, elle doit jouer pleinement son rôle dans la société civile en France.
Dans un monde de doute et d'inquiétude, cette manifestation dans les salons de l'Hôtel de Ville de Paris - M. le Maire, j'en profite pour vous remercier de votre chaleureuse hospitalité - cette manifestation, sous le signe de la francophonie, est donc la preuve de la vitalité des idéaux que nous défendons, tous ici.
A tous nos prochains rendez-vous!
 
 


l'expo de photos
 


Claude Hagège, écrivain et linguiste


Philippe Séguin, ancien Président de l'Assemblée Nationale
Edito de la lettre d'information n°19

"Je suis du lycée Carnot, par mes cousins"

    C'est par ces mots que Bertrand Delanoë s'est généalogiquement  "branché" sur le lycée Carnot. Et nous, nous sommes tous apparentés à la Mairie de Paris par les cousins du Maire.
    Agglutinés aux photos de classe pour nous reconnaître, reconnaître un oncle, un grand frère, un père, nous avons trouvé à nos côtés, le fils du photographe. Celui qui, de France, venait chaque année photographier tous les élèves des lycées français d'Afrique du  Nord. Malheureusement les clichés ont disparu dans les nombreux déménagements familiaux. Mais le fils, photographe lui-aussi, était là, bien présent, ému de retrouver la pâte du père.
    Les professeurs sont venus nombreux, parfois de province pour l'événement :  M.Brun notre prof. de philo à l'accent de Brassens, M. Zeitoun le professeur de physique aux expériences périlleuses et tant d'autres.
    D'un appel de micro, les voilà tous sur l'estrade. Claude Hagège, écrivain et linguiste, essaye de frayer un espace vocal aux quelques phrases que nous attendions, le brouhaha des retrouvailles gênait l'écoute. c'est alors que M. Brami, retrouvant son coffre de surveillant général, a rapidement ramené la salle au silence.
    Oubliées les années ! Oubliées les querelles ! le lycée Carnot aurait réconcilié le Grand Turc avec la République de Venise ! Poignée de mains de Bertrand Delanoë et Philippe Séguin !  Une vraie famille, celles des fâcheries qui ramènent à la réconciliation.
Symbole de cette symbiose, se retrouvant sur la même longueur d'onde, Madame l'Ambassadeur de Tunisie Faiza Kefi, Taoufik Ben Ghars, Président de l'Association Carnot à Tunis et Michel Hayoun, son homologue de ce côté de la Méditerranéee, échafaudaient des projets communs.
    Et nous avons été heureux d'apprendre que Bertrand Delanoë fait tout pour aider le théâtre municipal de Tunis, même si parfois le souvenir de notre berceau culturel nous rend nostalgiques.
    Nous avons rencontré des hommes et des femmes politiques de (presque) tous les bords. Beaucoup ignoraient leurs racines scolaires communes.  Tous les échelons sociaux, les itinéraires les plus variés, se croisaient.
    Il est cependant important , nous semble-t-il,  de noter que cette fois des amis de nos adhérents se sont joints à cette grande fête, certains originaires d'Alger ou du Maroc. Ne venaient-ils pas chercher une nouvelle voie de rassemblement sur d'autres points "communs" que la politique, la religion ou la profession.? Comme si ce ciel bleu sur nos têtes  d'enfants ou d'adolescents, cette mixité des langages et des coutumes avaient créé une identité subtilement façonnée qu'aucune structure ne reflète actuellement à Paris.
    Dix ans de succès "d'une petite bande de copains" comme le rappelait notre président .
Un succès qu'a su très amicalement savourer notre président d'honneur,  Philippe Séguin.
Peut-être un jour la caméra de Serge Moati témoignera-t-elle de notre Odyssée ?
Hélène Hayat - lc 61/let.sup.
Secrétaire générale



Remise de Prix (mars 1998)